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Politique

Le gouvernement malien poursuit les mesures et nomme neuf juges à la Cour constitutionnelle

Considérée comme l’un des déclencheurs de la crise politique actuelle, la Cour constitutionnelle a invalidé, fin avril, des résultats des élections législatives.

Photo: Shutterstock

Alors que le plan de sortie de crise de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), présenté fin juillet, a connu un triple revers, les recommandations sont exécutées par le gouvernement malien. Ainsi, les neuf membres de la Cour constitutionnelle du Mali ont été officiellement nommés vendredi 7 août, selon le décret présidentiel consulté par l’Agence France-Presse (AFP). Ils doivent prêter serment lundi.

La Cour constitutionnelle est considérée comme l’un des points de discordance déclencheurs de la crise politique actuelle, après qu’elle a invalidé, fin avril, une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril, dont une dizaine en faveur de la majorité du président, Ibrahim Boubacar Keïta.

Depuis cette décision, une coalition d’opposants, de chefs religieux et de membres de la société civile réclame le départ du président Keïta, au pouvoir depuis 2013. Le week-end du 10 juillet, une manifestation a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers.

Pour tenter de dissiper les tensions, le chef de l’Etat avait, en juillet, annoncé une « dissolution de fait » de la Cour constitutionnelle.

Une manifestation prévue à Bamako

La Cédéao, venue à deux reprises à Bamako tenter d’apaiser la situation, avait recommandé, fin juillet, que la trentaine de députés dont l’élection avait été invalidée par la Cour constitutionnelle démissionnent et que soient nommés de nouveaux juges à la Cour.

Mais, début août, les députés concernés — parmi lesquels le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, qui a nommé, vendredi, trois des neuf membres de la nouvelle Cour constitutionnelle — ont refusé de démissionner.

Le Mouvement du 5 juin (M5), étendard de la contestation au pouvoir malien qui continue de réclamer la démission du président IBK, a annoncé, vendredi, qu’une nouvelle manifestation serait organisée mardi à Bamako « et dans les capitales régionales », selon Choguel Maïga, président du comité stratégique du M5.

Le M5 a également annoncé avoir déposé une plainte après les troubles des 10, 11 et 12 juillet à Bamako, durant lesquels au moins 11 personnes, selon les autorités, ont été tuées, 14, selon l’ONU, 23, selon le M5. Le procureur de la République Mamoudou Kassogue a rapporté qu’une information judiciaire avait été ouverte contre X, sur instruction des autorités, « pour fait de meurtre, coups et blessures aggravés et coups mortels » concernant ces troubles.

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