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Politique

Gouvernement d’union nationale : Possible mais pas nécessaire !

L’idée d’un remaniement après-tabaski a été fortement agitée ces derniers temps avec, en toile de fond, la possibilité de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Photo: Shutterstock

Toutes les deux possibilités sont entièrement à la discrétion du Chef de l’Etat qui ne semble pas avoir communiqué sur des sujets aussi sensibles.

Il se peut alors qu’il s’agisse de ballons de sonde ou tout simplement de charlatans du net qui explorent toutes les possibilités et vendent des idées farfelues pour des motivations qu’ils sont les seuls à maîtriser.

En tout état de cause, un remaniement ou réaménagement gouvernemental est toujours possible. Il semble même souhaitable dans ce contexte de Covid-19 où les dépenses gagneraient à être réduites car les ressources surtout publiques se font rares.

Or, nous savons tous que nous avons un gouvernement pléthorique et au nom de la rationalisation, il serait souhaitable de procéder à une réorganisation interne digne de ce nom. Ne serait-ce que pour économiser des ressources et utiliser celles qui existent à bon escient.

Mais, autant l’idée d’un remaniement est cohérente à plusieurs égards, autant celle d’un gouvernement d’union nationale est farfelue à plus d’un titre.

Certes, ce serait la conséquence logique du dialogue national enclenché et suspendu malgré l’avancée des travaux à cause de la pandémie, mais nous n’en voyons pas l’utilité.

Car, nous ne sommes ni dans un contexte de crise institutionnelle ni dans celui de crise politique et sociale. Au Mali, on aurait compris. Et c’est d’ailleurs une des recommandations de la CEDEAO dans son plan à 6 points.

Mais, franchement, au Sénégal, cela aurait fait sourire. Car, en réalité, qui va y entrer ? Une question d’autant plus pertinente que tout le monde sait que Macky ne pourra compter ni sur Idrissa Seck ni sur Ousmane Sonko. Et Karim ne peut pas débarquer du Qatar pour entrer dans un gouvernement…

Alors, il faudra compter peut-être sur de seconds couteaux, des leaders de moindre calibre, certains membres de la Société civile qui sont moins radicaux que Guy Marius Sagna.

Or, l’opération va beaucoup plus alors ressembler à un partage du gâteau qu’autre chose. Car, ces entrées ne pourront rien changer dans le quotidien des Sénégalais et il n’y a pas de crise à juguler autre que celle d’ordre économique. Or, pour faire face à celle-ci, il faudra non seulement réduire les dépenses mais aussi revoir toutes les prévisions et les approches.

Donc, c’est Macky qui est attendu et non pas un quelconque opposant ou rallié dont la tâche sera juste d’exécuter la vision de ce dernier.

Bien sûr, il est important de faire appel à toutes les compétences pour bien mener le travail de gestion des affaires publiques dans un contexte difficile, mais, franchement, nous n’aurons pas l’impression de gagner quelque chose avec ce type de gouvernement.

Qui plus est, dans une démocratie qui se respecte, l’unilatéralisme et tout aussi dangereux que l’œcuménisme. On ne peut pas mettre tout le monde dans le même bateau, c’est-à-dire la mouvance présidentielle au nom de je ne sais quel idéal de paix.

Dans une démocratie digne de ce nom, le pouvoir ou la majorité au pouvoir gère et l’opposition s’oppose, qu’elle soit organisée ou non.

Malheureusement, depuis quelques mois, c’est une opposition forte qui fait défaut. Il y a certes la Covid-19 mais elle ne saurait tout justifier.

On a pu observer chez certains ténors de l’opposition un certain relâchement surtout après la présidentielle de 2019. N’est-ce pas lassitude ? Est-ce par dépit ? Est-ce parce que les futures échéances sont lointaines ? Est-ce du fait des fortes médiations ne gestions ?

En tout cas, Macky semble être libre de ses mouvements et ne rencontre pas beaucoup d’opposition en dehors de l’engagement d’une certaine société civile qui n’a jamais baissé les bras.

Et à notre avis, c’est là où il y a le danger. S’il a les coudées aussi franches, trop franches, cela pourrait lui donner des idées et le motiver, par exemple, à aller au-delà de ses capacités constitutions notamment en terme de nombre de mandats.

En clair, dans ce contexte, un gouvernement d’union nationale ne fera que conforter le maître du jeu dans la conviction qu’il a toujours raison parce que, justement, il n’a pas de réels contre-pouvoirs.

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Politique

Niger : le président Issoufou condamne une « attaque terroriste lâche et barbare »

Six Français et deux Nigériens, dont plusieurs salariés de l’ONG Acted, ont été tués lors d’une excursion touristique dans la zone de Kouré.

Photo: Shutterstock

Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a condamné, dimanche 9 août au soir, « l’attaque terroriste lâche et barbare » dans laquelle huit personnes ont été tuées dimanche dans la zone de Kouré lors d’une excursion touristique. D’après une source nigérienne, six Français et deux Nigériens ont été tués lors de cette attaque dans une zone qui abrite les derniers troupeaux de girafes d’Afrique de l’Ouest. Paris a confirmé que des Français avaient péri, sans en préciser le nombre, et a annoncé que l’armée française apportait son appui aux troupes nigériennes après cette attaque.

Dans un communiqué publié dimanche soir, le ministère nigérien de l’intérieur a indiqué que les huit personnes étaient à bord d’un « véhicule appartenant à l’ONG Acted » quand elles ont été attaquées. « Une enquête et des opérations de ratissage sont en cours », a précisé le ministère. Joseph Breham, l’avocat de l’ONG, a pour sa part indiqué à l’AFP que « plusieurs » des victimes « sont des salariés d’Acted »« L’attaque a eu lieu vers 11 h 30 à 6 km à l’est de la localité de Kouré », qui se trouve à une heure en voiture de Niamey sur la route nationale numéro 1, a expliqué à l’AFP une source proche des services de l’environnement.

Il s’agit de la première attaque visant des Occidentaux dans la zone de Kouré depuis qu’elle est devenue une attraction touristique, il y a une vingtaine d’années, quand un petit troupeau de girafes peralta, une espèce qui a disparu du reste de la planète, fuyant braconniers et prédateurs, y avait trouvé un havre de paix. Selon un humanitaire à Niamey, la zone n’était « pas du tout considérée comme dangereuse » : « Tout le monde y va, même les ambassadeurs, les diplomates, les professeurs, tout le monde ! » Mais la région de Tillabéri, dans laquelle elle se situe, est un vaste territoire instable. Elle fait partie de la zone des « trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, devenue un repaire des djihadistes sahéliens.

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Politique

Mauritanie : le président nomme un nouveau gouvernement

Un remaniement avait eu lieu jeudi après la remise à la justice d’un rapport parlementaire liant quatre membres du gouvernement, dont le premier ministre, à des affaires financières du chef de l’Etat précédent.

Photo: Shutterstock

La présidence mauritanienne a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement, dimanche 9 août dans la soirée, après un rapport parlementaire liant d’anciens ministres à des affaires financières de l’ex-dirigeant Mohamed Ould Abdel Aziz.

Adama Bocar Soko, le secrétaire général de la présidence mauritanienne, a déclaré, au cours d’une conférence de presse dans la capitale, Nouakchott, que ce remaniement allait donner aux ministres cités dans le rapport « le temps dont ils auront besoin pour prouver leur innocence ».

Le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, avait procédé jeudi, sans en donner la raison, à un changement de premier ministre et annoncé un remaniement ministériel, au lendemain de la remise à la justice du rapport d’une commission parlementaire sur la gestion de son prédécesseur, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Jusqu’à l’annonce de dimanche, la présidence mauritanienne n’avait pas établi de lien entre le remaniement et le rapport sur M. Abdel Aziz, au pouvoir de 2008 à 2019.

L’ancien premier ministre visé

Parmi les dossiers étudiés par les neuf membres de la commission parlementaire, formée en janvier, figurent la gestion des revenus pétroliers, la vente de domaines de l’Etat à Nouakchott, la liquidation d’une société publique qui assurait l’approvisionnement de ce pays sahélien en denrées alimentaires ou encore les activités d’une société chinoise de pêche, Pully Hong Dong, selon des sources parlementaires.

Le parquet d’un tribunal de la capitale a fait savoir, mercredi, qu’il avait reçu le rapport. Il doit ouvrir une enquête au terme de laquelle une instruction sera éventuellement ouverte et a promis des investigations « en toute impartialité ».

Quatre ex-ministres ont été cités dans ce document, dont l’ancien premier ministre Ismaïl Ould Bedda Ould Cheikh Sidiya, remplacé jeudi. Le nouveau gouvernement reste néanmoins assez similaire au précédent et 18 ministres ont été reconduits dans leurs fonctions. M. Soko a précisé que le nombre des ministères avait été réduit à 22, certains ayant été fusionnés.

L’ex-président mauritanien avait ignoré début juillet la convocation de la commission parlementaire pour s’expliquer sur les dossiers donnant lieu à des investigations, selon une source parlementaire.

« Haute trahison »

Les députés mauritaniens ont ensuite voté, fin juillet, une loi instituant une Haute Cour de justice chargée de juger le chef de l’Etat et des ministres en cas de « haute trahison ». La juridiction doit être mise en place dans les prochains mois.

Ce type de juridiction existait déjà en Mauritanie jusqu’à une révision constitutionnelle, en 2017, qui a entraîné sa dissolution. Un éventuel procès de l’ex-président Abdel Aziz se déroulerait devant la Haute Cour, après un vote des députés sur l’opportunité ou non de le juger.

« La prise en compte du dossier par le parquet est une phase traditionnelle de la justice. Il faudra attendre la phase de l’instruction pour savoir si le dossier sera retourné au Parlement, où il pourra faire l’objet de remise à une commission d’instruction », explique le constitutionnaliste Lo Abdoul Gourmo. « Cette commission pourra requalifier les faits. S’il s’agit de faits de haute trahison commis par l’ancien président de la République, seule la Haute Cour de justice restera compétente pour le juger. »

L’ex-président Abdel Aziz avait pris le pouvoir dans ce pays pauvre de 4,5 millions d’habitants par un coup d’Etat militaire en 2008, puis remporté la présidentielle en 2009, suivie d’une autre en 2014.

Mohamed Ould Ghazouani, qui lui a succédé en août 2019, fut son chef de cabinet et ministre de la défense.

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Politique

Mary Teuw Niane enfonce les portes de la mairie de “Ndar”

Après la déflagration du corona, celle des prochaines municipales risque d’emporter beaucoup de maires sur son passage.

Et s’il ne fait pas attention, Mansour Faye maire de la ville de Saint-Louis risquera de compter parmi les victimes.

L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane veut en effet lui enlever son fauteuil, pas pour lui créer des ennuis gratuitement mais pour redorer le blason de la ville tricentenaire.

La dernière fois, il avait essayé mais compte tenu du fait que tous les deux sont camarades du même parti, des bonnes et des mauvaises volontés s’étaient levées çà et là pour le dissuader, lui demandaient de renoncer à son projet en attendant … des moments plus appropriés.

Sur recommandation venues exprès d’en haut, il avait alors accepté mais, cette année, ce sont les populations de Saint-Louis elles-mêmes qui sont venues à la rescousse pour lui demander de reprendre la route afin que la consécration de Saint-Louis comme patrimoine de l’humanité continue de briller de mille feux, après une longue éclipse.

Mais comment envisage-t-il de prendre la mairie de Saint-Louis et comment juge-t-il la gestion de Mansour Faye?

Très élégant, l’ancien ministre répond qu’il ne juge pas son adversaire. En revanche, ce dont il est sûr c’est qu’il fera mieux.

Beaucoup de Sénégalais lui accordent ce crédit parce qu’il fait partie des rares ministres à avoir quitté le gouvernement avec des satisfécits et non des casseroles.

Mary Teuw et Mansour, ce sera donc le combat du siècle mais attendons de voir, car personne ne sait si le corona permettra des élections.

Et s’il ne fait pas attention, Mansour Faye  maire de la ville de Saint-Louis risquera de compter parmi les victimes.

L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane veut en effet lui enlever son fauteuil, pas pour lui créer des ennuis gratuitement mais pour redorer le blason de la ville tricentenaire.

La dernière fois, il avait essayé mais compte tenu du fait que tous les deux sont camarades  du même  parti, des bonnes et des  mauvaises volontés s’étaient levées çà et là pour le dissuader, lui demandaient de renoncer à son projet en attendant … des moments plus appropriés.

Sur recommandation venues exprès d’en haut, il avait alors accepté mais,  cette année, ce sont les populations de Saint-Louis elles-mêmes qui sont venues à la rescousse pour lui demander de reprendre la route afin que la consécration de Saint-Louis comme patrimoine de l’humanité continue de briller de mille feux, après une longue éclipse.

Mais comment envisage-t-il de prendre la mairie de Saint-Louis et comment juge-t-il la gestion de Mansour Faye?

Très élégant,  l’ancien ministre répond qu’il ne juge pas son adversaire. En revanche, ce dont il est sûr c’est qu’il fera mieux.

Beaucoup de Sénégalais lui accordent ce crédit parce qu’il fait partie des rares ministres à avoir quitté le gouvernement avec des satisfécits et non des casseroles.

Mary Teuw et Mansour, ce sera donc le combat du siècle mais  attendons de voir, car personne ne sait si le corona permettra des élections.

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