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Awa Marie Coll Seck : Une femme brillante à la tête du Comité national ITIE

Aujourd’hui, alors que le Sénégal est entré dans l’ère du pétrole et du gaz avec d’importants gisements qui seront très bientôt exploités, Eva Marie Coll Seck se retrouve aux commandes d’un organisme très important.

Photo: Shutterstock

L’Itie qui a été lancée il y a quinzaine d’années à l’initiative de l’Angleterre, repose sur une déclaration de principes d’une cinquante de pays ayant des industries extractives dont le but est de favoriser plus de transparence sur les paiements et revenus du secteur à travers la publication de leurs montants exacts sous une forme complète et compréhensible. Un exercice auquel le Sénégal s’est livré avec brio, pour être classé, l’année dernière, aux rangs de premier pays africain, et de quatrième au niveau mondial à satisfaire la norme dans les industries extractives.

A la tête du Comité national de l’Itie, qui regroupe l’Etat, des entreprises, des investisseurs et la Société civile, Eva Marie Coll sera à la hauteur des bilans de ses prédécesseurs, Ismaïla Madior Fall et Mankeur Ndiaye. Son pedigree et ses états de service fondent à répondre par l’affirmative. Eva Marie Coll Seck est l’un des médecins sénégalais les plus réputés, qui a à son actif une carrière internationale des plus reluisantes.

Infectiologue, cette ancienne sociétaire de l’équipe de basket-ball de la Jeanne d’Arc de Dakar, fut en effet, en 1984, à 33 ans, la première femme agrégée de médecine au Sénégal. Deux ans plus tard, elle enregistre une autre performance singulière : elle diagnostique, en 1986, le premier cas de sida, au Sénégal. Cependant, les études et la recherche, pour ne pas dire les nombreuses formations en méthodologie et pédagogie qu’elle enchaîne, ne l’éloignent pas d’un autre terrain de prédilection, le syndicalisme, pas éloigné de la politique : elle est membre fondateur du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas).

En 1989, elle est nommée professeur titulaire de la chaire de maladies infectieuses à l’université de Dakar et chef du service des maladies infectieuses au centre hospitalier universitaire de Fann (Dakar). Ensuite, s’ouvre pour elle une brillante carrière internationale qui culminera avec sa nomination, en 2004, comme Directrice exécutive du Partenariat «Roll Back Malaria» (Faire reculer le paludisme). Organisme créé par l’Organisation mondiale de la santé (Oms), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), l’Unicef et la Banque mondiale (Bm), aux commandes duquel elle restera jusqu’en 2012.

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les femmes les plus influentes du continent

The Africa Report, Jeune Afrique et le Africa CEO Forum ont établi la liste des dirigeantes les plus en vue du continent. Des leaders encore rares, bien que leur présence contribue à une meilleure performance des entreprises.

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Quand Snowy Khoza a été nommée présidente exécutive de la compagnie d’infrastructures Bigen Africa Group en juillet 2016, rien n’aurait pu la préparer à ce qui allait advenir ensuite. « Le jour où j’ai pris mes fonctions, 70 % des hommes ont démissionné », se remémorait-elle en mars lors du Women Initiative Panel durant le Africa CEO Forum, à Abidjan.

Elle avait beau avoir déjà acquis ses galons de patronne, ses capacités étaient remises en question. « Ils n’avaient jamais été dirigés par une femme, et par une femme noire qui plus est », avait-elle ajouté. Des dirigeantes provenant de tous les coins du continent se sont retrouvées à l’événement organisé par le groupe Jeune Afrique pour partager leurs stratégies afin de combler l’écart de leadership entre les deux sexes.

L’expérience de Snowy Khoza est tout sauf unique ; la plupart des femmes en position de leadership dans leur secteur d’activité ont dû faire face à un moment ou à un autre aux préjugés de genre dans le monde professionnel. Sans compter les difficultés inhérentes à l’ascension vers les sommets.

Partie de loin, l’Afrique a fait des progrès considérables au cours des dernières années. Le Rwanda, le Sénégal et l’Afrique du Sud sont classés parmi les dix pays les plus avancés en matière d’égalité de genre au Parlement en 2017, selon l’ONU. Le Rwanda, qui domine le classement, fait aujourd’hui figure d’exemple de par le monde pour avoir fait de l’émancipation des femmes l’une des clés de son développement. En 2008, le pays d’Afrique de l’Est est devenu le premier dont le gouvernement comprenait une majorité de femmes.

Un long chemin reste à parcourir

Si ces avancées ne peuvent être sous-estimées, un long chemin reste encore à parcourir. D’après l’étude Women Matter Africa réalisée par le cabinet de consultants McKinsey & Co., près de la moitié des femmes qui occupent un poste ministériel ont à leur charge un portefeuille qui a trait aux questions sociales, ne correspondant pas a priori à des rôles de tout premier ordre.

AUJOURD’HUI, À PEINE 29 % DES POSTES DE MANAGERS SENIORS EN AFRIQUE SONT OCCUPÉS PAR DES FEMMES

La situation n’est pas plus enviable dans le secteur privé. Le nombre de femmes directrices générales en Afrique est certes au-dessus des 4 % de la moyenne mondiale. Mais avec 5 % seulement, il n’y a pas encore matière à pavoiser. Les entreprises ont besoin d’un afflux important de talents féminins – de bas en haut de l’échelle – alors qu’aujourd’hui à peine 29 % des postes de managers seniors en Afrique sont occupés par des femmes.

Ibukun Awosika, présidente de la banque nigériane First Bank et l’une des 50 personnalités de notre classement, a évoqué la solitude des sommets. « Mon expérience me fait dire que plus on grimpe, plus on est seule », regrettait-elle lors du Africa CEO Forum 2017. Une observation qui a influencé sa décision de rejoindre un groupe bancaire qui combat l’inégalité de genre dans le monde professionnel.

Plus de femmes = plus de bénéfices

Comme l’ont montré différentes études, les entreprises ne comprennent toujours pas les nombreux avantages d’un leadership plus équilibré entre hommes et femmes. Il existe une corrélation directe entre une représentation égalitaire des genres dans les conseils d’administration et une meilleure performance financière. Selon l’étude précitée du cabinet McKinsey, les 25 % d’entreprises africaines les plus en pointe en matière d’égalité femmes-hommes ont des bénéfices avant intérêts et impôts de 20 % supérieurs à la moyenne de leur secteur.

Dans un rapport de la Société financière internationale (IFC) intitulé « La diversité de genre dans les conseils d’administration ghanéens », Ronke-Amoni Ogunsulire, directrice Ghana de l’IFC, abonde dans ce sens. Elle y écrit qu’il est important de promouvoir la parité entre les sexes et l’augmentation de la participation des femmes dans les conseils d’administration, car celle-ci ajoute de la valeur socialement et économiquement et joue un rôle important dans le renforcement des capacités institutionnelles et le développement du secteur privé.

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Oulimata Sarr

née à Dakar, est Directrice Régionale du bureau d’ONU Femmes à Dakar, entité mandatée par l’ONU pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, agissant en Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale, et un des membres fondateurs de Africa2.0.

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Oulimata Sarr, née à Dakar, est Directrice Régionale du bureau d’ONU Femmes à Dakar, entité mandatée par l’ONU pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, agissant en Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale, et un des membres fondateurs de Africa2.0.

Biographie

Elle naît et grandit au Sénégal, puis prolonge ses études au Canada, à l’École des Hautes études Commerciales de Montréal (HEC Montréal). Diplômée en 1992, elle termine ses études supérieures à l’Université du Bedforshire en Grande-Bretagne, par une maîtrise en administration des affaires en 2002. Elle commence sa carrière chez Ernst & Young en audit, au Sénégal, puis passe dix ans à la Société financière Internationale, une institution membre du Groupe de la Banque Mondiale, avant de rejoindre les Nations unies. Elle y devient notamment conseillère régionale sur  l’Autonomisation économique des femmes pour ONU Femmes, couvrant l’Ouest et en Afrique Centrale, puis Directrice régionale adjointe d’ONU Femmes, toujours en Afrique de l’Ouest et Afrique centrale. De 1993 à 2005, elle a servi comme Directrice Administrative et Financière de la compagnie aérienne Interair South Africa basée à Johannesburg en Afrique du Sud.

Elle est l’un des membres fondateurs et membre du conseil d’administration d’Africa2.0 , une organisation pan-africaine de la société civile, composée de jeunes et de leaders émergents d’Afrique. Cette organisation s’emploie à favoriser le développement sur le continent. Elle est également membre du Cartier women’s Initiative Awards pour l’Afrique Sub-Saharienne.

Engagement

En tant que Directrice Régionale d’ONU Femmes et dans le cadre de la promotion du programme HeForShe elle signe le , avec Antoine Sire, Directeur de l’Engagement d’entreprise de BNP Paribas, un partenariat pour l’autonomisation économique des femmes agricultrices au Sénégal. Le groupe bancaire subventionnera à hauteur de 1 milliard de FCFA sur une durée de 3 ans les projets PAF et AgriFed

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RWANDA : ALINE KABANDA FORME LES FUTURES DIRIGEANTES AFRICAINES

Aline Kabanda, 42 ans, mère de deux enfants, est originaire du Rwanda et a grandi en République démocratique du Congo.

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Elle est détentrice d’un master en physiothérapie de l’université de Western Cape, en Afrique du Sud. Elle a ensuite enseigné, pendant plus de cinq ans, à l’Institut de santé de Kigali, au département de physiothérapie.

Engagée dans l’éducation des jeunes filles

Engagée à apporter une contribution positive à sa communauté, Aline Kabanda et sept autres femmes ont fondé Ishyo, une ONG rwandaise qui promeut la culture par le biais de la défense des droits, de l’éducation, de la formation et de la production d’œuvres d’art créatives.

Sa passion pour l’autonomisation des femmes via l’éducation l’a dirigée vers l’Institut Akilah.

En 2017, Aline Kabanda a été citée parmi les femmes les plus influentes d’Afrique dans les milieux d’affaires et de gouvernement par CEO global, une organisation sud-africaine célébrant les « female changemakers » du continent.

Elle a remporté le prix régional dans les secteurs de l’éducation et de la formation dans la région des Grands Lacs.

La directrice exécutive d’Akilah a été choisie pour le travail qu’elle accomplit chaque jour au sein de l’institut, où elle est impliquée dans tous les aspects du fonctionnement: activités académiques, recrutement, opérations, logistique, partenariats stratégiques et développement de carrière des étudiantes et du personnel.

Reconnue pour son leadership, elle met toujours en avant le travail d’équipe. Son moment préféré de l’année est la remise des diplômes, car elle peut savourer le fruit du travail réalisé par l’équipe de l’institut.

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